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L'Assemblée nationale adopte la gratuité des parkings des hôpitaux publics en première lecture

Un parking souterrainCrédits : Exploorer - Photo d'illustration - IA
Ce jeudi 29 janvier, l'Assemblée nationale a approuvé en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à instaurer la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics. Cette initiative, portée par le député socialiste Stéphane Hablot, a suscité des débats animés, notamment en raison des préoccupations soulevées par le gouvernement.
L'Assemblée nationale a voté ce jeudi en première lecture une proposition de loi transpartisane qui vise à rendre gratuits les parkings des hôpitaux publics pour les patients, le personnel et les visiteurs. Le texte a été adopté avec 43 voix pour et 13 contre, principalement des groupes Renaissance et Modem, tandis que la France insoumise a choisi de s'abstenir.

Cette mesure répond à une demande croissante des patients et de leurs proches, qui se sont souvent plaints des coûts élevés liés au stationnement dans les établissements de santé. Des témoignages relayés par les députés ont mis en lumière des situations où des familles de patients devaient débourser des centaines d'euros par mois pour accéder aux soins.

L'article principal de la loi stipule que "les patients bénéficient de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de leur prise en charge médicale au sein de l'établissement", tout comme les proches aidants. En ce qui concerne les visiteurs, une limite de deux heures de stationnement gratuit par jour a été instaurée.

Le gouvernement, représenté par la ministre Charlotte Parmentier-Lecocq, a tenté de modifier le texte par le biais d'un amendement, qui a été rejeté. Cet amendement visait à restreindre la gratuité aux seuls patients et à leurs proches, arguant que la notion de visiteurs était trop large. De plus, le gouvernement proposait de plafonner le coût du stationnement plutôt que d'instaurer une gratuité totale, et d'étendre la mesure aux établissements privés.

Les préoccupations soulevées par le gouvernement incluent le risque de créer un effet d'aubaine pour les riverains, ainsi que le coût potentiel pour les hôpitaux. La ministre a également évoqué la nécessité de prendre en compte la diversité des situations des usagers.

Stéphane Hablot, le député à l'origine de la proposition, a exprimé des réserves concernant le risque de voir apparaître des "voitures ventouses" dans les parkings des hôpitaux, tout en soulignant que 80 % des visiteurs restent moins de deux heures dans ces établissements. Il a également insisté sur la nécessité de trouver des financements pour soutenir cette initiative.

Cette proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat, où son avenir reste incertain. Les débats autour de la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics reflètent des enjeux plus larges concernant l'accès aux soins et le soutien aux patients et à leurs familles.